Dark was the Night
Emmanuel Meirieu, compagnie Le Bloc opératoire
Samedi 26 avril • 20h
Le Cadran
Dimanche 27 avril • 17h
Le Cadran
Dark was the Night est un disque - ou plus exactement, deux disques. Tout d’abord, le vinyle sur lequel est enregistré le blues de Blind Willie Johnson. « Sombre était la nuit, froide était la terre », terrible prémonition pour son auteur, mort d’une pneumonie en 1945, au Texas, alors qu’il avait été refusé à l’hôpital « parce qu’il était noir, pauvre et aveugle ». Des années plus tard, en 1977, un disque en or connu sous le nom Les Sons de la Terre est embarqué dans les deux sondes spatiales Voyager, sur lequel ont été gravées des informations sur la terre, adressées aux potentiels habitants de la galaxie. Des messages en 55 langues, des photos, des musiques. Mozart, Bach, 27 musiques et chansons dont le blues de Blind Willie Johnson...
Dans un paysage « post-apocalyptique », cimetière de décombres et de restes abîmés de notre civilisation, des personnages rescapés nous content cette histoire. Ici, un homme erre, en quête des ossements du chanteur pour lui donner une sépulture. Là, un apiculteur, en lutte contre la pollution qui menace ses abeilles, retrace le « plus beau souvenir de sa vie » : sa participation, enfant à l’enregistrement de cette fameuse « bouteille à l’espace ».
Les images sont fortes, le dispositif scénique est impressionnant, les mots sonnent justes. Et, dans les étoiles, on entend la voix, le blues murmuré de Blind Willie Johnson.

© Pascal Gely
écrit et mis en scène par Emmanuel Meirieu
avec Stéphane Balmino, François Cottrelle, Jean-Erns Marie-Louise, Nicolas Moumbounou, Patricia Pekmezian
musique originale Raphael Chambouvet
décor Seymour Laval, Emmanuel Meirieu
costumes Moïra Douguet
lumières Seymour Laval
son Félix Muhlenbach
maquillage Emmanuelle Gendrot
vidéo Emmanuel Meirieu
Production compagnie Bloc opératoire, MC2 Maison de la Culture Grenoble
Coproduction Théâtre du Nord CDN à Lille, Les Gémeaux - Scène nationale de Sceaux, La Comédie de Genève, Théâtre des Quartiers d'Ivry CDN du Val-de-Marne, La Machinerie Théâtre de Vénissieux, Les Scènes du Golf Théâtres de Vannes et Arradon, Théâtre Durance à Chateau-Arnoux-Saint-Auban - Scène conventionnée, DSN Dieppe Scène Nationale, Châteauvallon-Liberté Scène nationale, Le Carré Scène nationale, Théâtre l'Air Libre CPPC Scène conventionné à Rennes, Théâtre du Jeux de Paume d’Aix-en-Provence, Théâtre de Bourg-en-Bresse - Scène conventionnée, Le Théâtre de l'Olivier Scènes et Cinés - Scène conventionnée d’Istres, Le Quai des Arts d’Argentan, Le Sémaphore à Port de Bouc, Scène nationale Grand Narbonne, Théâtre d'Aurillac Scène conventionnée
Avec le soutien de France Culture
La compagnie Bloc Opératoire est soutenue par le ministère de la Culture - DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, la Région Auvergne-Rhône- Alpes et la Ville de Lyon
Dark was the Night est un disque - ou plus exactement, deux disques. Tout d’abord, le vinyle sur lequel est enregistré le blues de Blind Willie Johnson. « Sombre était la nuit, froide était la terre », terrible prémonition pour son auteur, mort d’une pneumonie en 1945, au Texas, alors qu’il avait été refusé à l’hôpital « parce qu’il était noir, pauvre et aveugle ». Des années plus tard, en 1977, un disque en or connu sous le nom Les Sons de la Terre est embarqué dans les deux sondes spatiales Voyager, sur lequel ont été gravées des informations sur la terre, adressées aux potentiels habitants de la galaxie. Des messages en 55 langues, des photos, des musiques. Mozart, Bach, 27 musiques et chansons dont le blues de Blind Willie Johnson...
Dans un paysage « post-apocalyptique », cimetière de décombres et de restes abîmés de notre civilisation, des personnages rescapés nous content cette histoire. Ici, un homme erre, en quête des ossements du chanteur pour lui donner une sépulture. Là, un apiculteur, en lutte contre la pollution qui menace ses abeilles, retrace le « plus beau souvenir de sa vie » : sa participation, enfant à l’enregistrement de cette fameuse « bouteille à l’espace ».
Les images sont fortes, le dispositif scénique est impressionnant, les mots sonnent justes. Et, dans les étoiles, on entend la voix, le blues murmuré de Blind Willie Johnson.